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+ Pierre Angebault (1941- 2007)
Le
Père Pierre Angebault,
Eudiste, nous a quitté ce dimanche 11
novembre, des suites, comme on dit, d’une
longue maladie.
Pierre Angebault, est né à Versailles
le 21 juin 1941. Mais il n’oubliait pas
ces racines dans le Forez et en Auvergne. Il
aimait en parler ainsi que de sa grande famille.
Il est parti un dimanche, jour de célébration
de la Résurrection qu’il tenait
tant à célébrer et il l’a
fait à NDC jusqu’au bout de ses
forces..
Il est parti un 11 novembre jour de mémoire
des conflits ravageurs du siècle dernier
alors que lui-même a tant œuvré pour
la paix et la réconciliation des personnes
et des groupes humains en France et en Afrique.
Lui qui a soigné tant de blessures le
voilà, à son tour, terrassé.
Il a vécu ce chemin dans la foi. Le signe
en restera pour ses frères prêtres
de NDC le sacrement des malades qu’il a
reçu en leur présence avant de
partir pour une opération à l’hôpital
Saint-Joseph.
Le récent pèlerinage à Lourdes
qu’il avait tenu à vivre avec « Cancer
Espérance » fut aussi pour lui un
moment décisif sur ce chemin ou vie et
mort se mêlent sans trop savoir qui prendra
le dessus.
Pierre, depuis deux ans, était au service
des chrétiens et des communautés
religieuses du quartier tout en continuant à beaucoup
se déplacer pour aider de ses conseils
couvents, associations, institutions en France
et dans le monde.
C’est lui-même qui concluait ainsi
son éditorial dans la FIP du 5 novembre
2006 : « Aujourd’hui, en nous mettant à nouveau à l’école
de Jésus, comment approfondirons–nous
notre façon d’aimer, de « donner
et recevoir », notre façon de vivre
l’hospitalité en laissant à l’autre
toute sa place (et seulement sa place !), notre
vigilance enfin pour que nos préjugés
toujours renaissants n’élèvent
pas de nouveaux « murs » (ceux de
la race, langue, culture, couleur, éducation,
des idées…) entre nous et les autres.
Jésus aime avec réalisme. Regardons-le.
Ainsi Pierre Angebault, par son ministère,
a été un révélateur, à la
suite du Christ. Révélateur, à travers
accueil et écoute, des dimensions de l’humain
et en son cœur de la divinisation et de
la recréation promise.
Ne pas l’oublier, c’est avancer,
nous aussi, sur ce chemin de libération
et de pacification en nous mettant à l’école
de Jésus.
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